Bâtir une relation de confiance entre les fournisseurs Cloud et les utilisateurs grâce à l’APM

10 janvier 2018 Par Posté dans Expertise

Voilà un an jour pour jour, la Commission européenne a publié les résultats d’une étude sur l’impact économique du cloud dans le marché unique du numérique. Elle conclut que 303 000 entreprises, en particulier des PME, pourraient être créées entre 2015 et 2020 grâce au développement du cloud computing.

 

Les SLA et le monitoring du cloud

Cette étude sur le cloud computing souligne le besoin de la supervision de la performance applicative (APM ou « application performance monitoring ») dans le domaine du cloud computing pour obtenir les métriques sur lesquelles s’appuient les contrats de service (SLA). L’étude souligne, par exemple, que « le contrat de service précise les conditions techniques de la fourniture de service (e.g. le niveau de disponibilité garantie exprimé en pourcentage), et devrait augmenter la confiance des utilisateurs du cloud en la capacité du fournisseur à fournir les services dans les conditions entendues. Ceci est particulièrement important pour les utilisateurs métier du cloud computing. »

Surveiller la performance des applications distribuées par le cloud (ou SaaS, « software as a service ») est le seul moyen de garder l’œil précisément sur la qualité des services fournis. Ceci compte pour beaucoup dans l’établissement de la confiance lorsque les mêmes métriques sont disponibles au client ainsi qu’au fournisseur du cloud.

 

Les douleurs des fournisseurs cloud et des utilisateurs du cloud

L’UE s’est attachée à définir les bases pratiques pour promouvoir l’utilisation publique, scientifique, et professionnelle du cloud dans le marché unique du numérique. L’un des projets de l’UE, portant spécifiquement sur la mise en place des contrats de service pour le cloud, identifie des « douleurs » qu’éprouvent les entreprises en migrant vers le cloud, ainsi que les « douleurs » du côté des fournisseurs du cloud.

Les fournisseurs indiquent qu’une douleur majeure est d’avoir à assurer qu’ils possèdent « l’administration et les outils pour surveiller en interne que nous respectons nos contrats de service ». Le défi posé par le besoin de superviser et administrer les outils de monitoring est une chose. Par ailleurs, à supposer que les fournisseurs du cloud sont capables de gérer le suivi de leurs SLA, ils ajoutent que « peu de gens nous demandent de fournir ces mesures ». Ceci est un problème de communication significative, une barrière contre la confiance…

En même temps, une douleur pour les clients qui migrent vers le cloud est que “nous n’avons plus le même contrôle que nous avions auparavant, quand nous fournissions le service en interne ». En d’autres termes, ils n’ont aucune manière de savoir où et quand des problèmes de performance surviennent. Ceci veut dire que les métriques existantes de la performance cloud ne sont ni communiquées ni utilisées de manière constructive par les deux côtés (peut-être parce que les fournisseurs du cloud prélèvent les mesures en interne, comme indiqué plus haut).

De plus, toujours selon l’étude, la situation peut être résumée pour les clients et les fournisseurs du cloud par le biais de la question : « comment calculer les indicateurs du bon fonctionnement et de la disponibilité » ? Comment les deux parties peuvent-ils être certaines de la manière dont les métriques sont prélevées et si elles veulent dire la même chose pour l’autre partie et d’un fournisseur à un autre ?

 

L’APM pour soulager les douleurs

Ces trois éléments – le monitoring (supervision), la communication de métriques, et la transparence des indicateurs – sont des briques essentielles pour améliorer la gestion de la performance applicative (APM) et soulager les douleurs liées aux problématiques métiers. Les éditeurs de solutions APM interviennent en tant que spécialistes tiers qui fournissent des mesures impartiales aux deux parties, en utilisant des outils conçus dans cet optique. Les bases de calcul du bon fonctionnement et de la disponibilité, par exemple, peuvent être rendues entièrement transparentes. Les outils de supervision calculent les indicateurs et les restituent dans des rapports qui ont un sens à la fois pour le fournisseur cloud et pour le client du cloud.

Mais l’APM ne s’arrête pas là. La relation de confiance entre l’entreprise ou l’institution qui adopte le cloud et le fournisseur cloud est seulement une partie d’une stratégie plus vaste – celle d’assurer un service performant aux utilisateurs finaux d’applications. La performance doit être mesurée non seulement sur la partie cloud, mais en dehors du cloud aussi – par exemple jusqu’à l’introspection de l’application et au last mile. Ainsi on peut déterminer si un problème de performance relève de la responsabilité du fournisseur cloud ou viennent d’anomalies à d’autres niveaux.

 

Références :

 

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