La performance des navigateurs sur les sites web européens

06 novembre 2017 Par Posté dans Expertise

A partir d’un panel de quatre sites web européens, cet article décrit comment les navigateurs influencent les temps de réponse des sites web et, dans le pire des cas, dégradent l’expérience utilisateur.

 

Près d’un visiteur sur deux utilise Chrome

Nos données les plus récentes de septembre 2017 montrent que les clients européens privilégient Google Chrome, qui dispose d’une part de marché écrasante de 45%. La concurrence se bat pour la deuxième place. Microsoft Internet Explorer, Apple Safari et Mozilla Firefox recueillent ainsi un nombre similaire de supporters. Les données européennes récoltées par ip-label indiquent également que, mis à part les 4 navigateurs majeurs, aucun autre browser n’a pu s’implanter sur le marché, que ce soit Opera, Edge ou Vivaldi.

 

Navigateurs performance

 

8 à 16 versions différentes de navigateurs

Comme dans notre précédente étude réalisée en 2015, nous avons voulu savoir combien de versions de navigateurs sont nécessaires pour être « représentatif » de l’audience d’un site web. Les résultats des quatre sites européens majeurs (situés en Allemagne, en Espagne, en Suède et en France) nous ont fourni des informations utiles.

 

Navigateurs et performance

 

Dans notre panel, le navigateur dominant est utilisé en moyenne par un tiers des utilisateurs. Effectuer des tests sur 3 navigateurs au lieu d’un seul permet de couvrir la moitié de l’audience. Il est ensuite très coûteux d’être encore plus précis : il faut 16 versions différentes de navigateurs pour représenter 90% de l’audience d’un site web. C’est une augmentation énorme par rapport à 2015, quand la moitié seulement (9 versions) était requise. Pourquoi ce changement ? La raison principale est que les anciennes versions de navigateurs ont tendance à rester en service plus longtemps qu’auparavant.

 

Ces résultats suggèrent aussi qu’une portion significative du public utilise nécessairement une version obsolète d’un navigateur (par “obsolète” nous voulons dire une version qui n’est pas la dernière version stable). En explorant les données d’ip-label, nous avons constaté l’ampleur de ce phénomène : 35% des visites sur le web en Europe sont actuellement effectuées avec des navigateurs obsolètes.

 

Une variation de performance de 30% ou plus entre les navigateurs est courante

Navigateurs et temps de réponse

 

Après avoir observé les données liées au contexte de navigation, nous avons étudié la performance. Pour cela, nous avons concentré nos recherches sur notre panel de quatre sites web. Pour chaque site web, nous avons trié les versions de navigateurs du plus rapide au plus lent. Ensuite, nous avons calculé le pourcentage d’augmentation du temps de réponse pour une version donnée par rapport à la version la plus rapide.

 

En regardant les résultats, nous voyons qu’en moyenne, le temps de réponse est 50% plus élevé sur le navigateur n° 4 par rapport au navigateur dominant. Ceci n’est qu’une moyenne approximative : le site espagnol est le plus stable, avec des temps de réponse seulement 20% plus lents. Le site suédois est lui beaucoup plus affecté : les temps de réponse sont doublés par rapport à la référence.

 

Les résultats du panel sont intéressants mais restent limités. Ils confirment cependant que le navigateur de l’utilisateur a un impact direct sur l’expérience client. Pour mettre ce résultat en perspective, dans un contexte plus large, nous l’avons comparé à nos données européennes globales. En septembre 2017, 46% des téléchargements de pages mesurés par ip-label ont été conclus en 3 secondes ou plus. Ceci est largement considéré comme une mauvaise expérience utilisateur. Cela signifie que, pour tout site web, près de la moitié de l’audience n’a pas une expérience client satisfaisante !

 

Alors que pouvez-vous faire ?

Que pouvez-vous faire pour gérer la performance de votre site ? Bien évidemment, la première chose à faire est de commencer à mesurer les temps de réponse de votre propre site web avec un outil de surveillance de l’utilisateur réel. Cela vous permettra d’identifier instantanément les principaux domaines à améliorer, et vous aidera à orienter vos actions liées à la résolution des problèmes.

Et puisque de nouveaux navigateurs sont disponibles tous les mois, c’est une bonne idée d’inclure cet outil dans vos meilleures pratiques. Avec de tels outils, vous pouvez être averti de manière proactive lorsque les temps de réponse ne respectent pas vos engagements SLA ou lorsque des variations significatives de performance se produisent.

Vous désirez en savoir plus sur nos outils de supervision ?

Contactez-nous !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié