Le MWC 2016 : De l’internet des objets (IoT) à la 5G

07 mars 2016 Par Posté dans Expertise

L’édition 2016 du Mobile World Congress (MWC) a montré le dynamisme de l’écosystème mobile mondial. Les technologies disponibles pour se connecter aux réseaux mobiles vont désormais de l’internet des objets, en utilisant des technologies peu gourmandes en puissance (nommées LPWAN), à la 5G dont les premiers balbutiements étaient présentés. Cette dernière permettra à terme la lecture de vidéo en résolution 4k grâce à une connectivité de l’ordre du Gigabit.

 

L’Internet des objets a gagné en visibilité en 2016 avec des démonstrations dans les stands des exposants, comme Jasper (vélos, machines à vendre connectés…). Le rachat récent de cet acteur par Cisco montre les grandes manœuvres en cours dans le monde de l’IoT. La connectivité basique de Jasper (par SMS selon son fournisseur Newnet) n’est pas la principale valeur ajoutée, mais sa capacité à gérer un très grand nombre d’objets en assurant le double rôle d’opérateur virtuel MVNO et de fournisseur de service (Gestion de flotte). Certains constructeurs de modules connectés comme Sierra Wireless veulent prendre plus d’importance en offrant une gestion multi-réseau de la connectivité par le biais d’un positionnement MVNO (opérateur virtuel). Sierra a récemment effectué plusieurs acquisitions en ce sens (MobiquiThings …) afin de gagner de nouvelles compétences MVNO comme la gestion et provisioning de cartes SIM.

Comme le note Qualcomm, la normalisation et le GSMA ont négligé ces réseaux à faible puissance (10 ans de batterie sont l’objectif pour certains objets) mais compte bien rattraper son retard sur les solutions propriétaires comme SIGFOX avec une normalisation adaptée en 2016. Le rattrapage des opérateurs de réseau mobile pourra alors être rapide par effet d’échelle dans le déploiement. Les fournisseurs de contenus ont tous confirmé une augmentation de trafic en provenance des terminaux mobiles, alimentant encore s’il était nécessaire le slogan du MWC « Mobile is everything ». L’équilibre de l’écosystème n’est cependant pas de tout repos, certains opérateurs comme « Three » en Grande-Bretagne ayant pris l’initiative de bloquer la publicité sur leur infrastructure, avec la solution ‘Shine’ qui applique des ‘listes noires’ au niveau réseau. Ce dernier met en avant les gains de performance mais suscite la colère des acteurs comme Google qui voient une menace de détruire le modèle de financements de contenu si les utilisateurs s’y habituent. Les éditeurs et réseaux publicitaires reconnaissent cependant la nécessité de travailler l’expérience utilisateur pour délivrer des publicités n’influant pas négativement sur la navigation.

Concernant l’expérience utilisateur, celle –ci s’avère donc cruciale à mesurer et surveiller en conditions opérationnelles sur de multiples terminaux et réseaux. La versatilité de cet environnement sera encore augmentée lorsque le changement de réseau s’effectuera grâce à de nouveaux mécanismes comme l’eSIM (embedded SIM), activable par code ‘coupon’ en quelques minutes sur un opérateur de son choix, évolution nécessaire pour permettre un accès sans délai aux objets connectés.

ip-label a présenté au MWC 2016 dans le stand ‘French tech’ sa solution APM Mobile et son SDK (Software Development Kit). Ce dernier permettant d’obtenir une couverture exhaustive de cette complexité en suivant la performance d’une application web ou mobile dans son environnement final (terminaux IOS ou Android, opérateur utilisé…), avec un niveau de granularité qui inclut les services tiers associés (tags publicitaires, API, etc).

 

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