Les clés du succès vers un site web performant

02 décembre 2017 Par Posté dans Expertise

Les temps de réponse web dépendent du navigateur… mais pas seulement !

L’influence des navigateurs sur les temps de réponse des sites internet commence utilement par un comparatif.  Il ne suffit plus de tester le « Top 3 » des navigateurs (Chrome, Firefox, IE), car d’un pays à un autre, d’un site à un autre, la proportion de l’audience qui utilise l’un de ces 3 navigateurs varie énormément. Ils peuvent représenter la majorité des connexions dans certains pays… ou pas. Selon le pays, il y a des sites majeurs sur lesquels ces 3 navigateurs totalisent entre eux moins que la moitié de toutes les connexions au site.

Tout ceci pour dire qu’il faut pouvoir surveiller les temps de réponses sur tout un éventail de navigateurs. Même en effectuant des mesures avec 10 navigateurs sur une sélection de sites, on n’atteint que 90% du contexte global d’utilisation. Toutefois ces mesures permettent de comprendre qu’il n’y a pas un seul navigateur idéal, car la rapidité de chacun d’entre eux dépend aussi d’autres éléments.

Donc il faut regarder plus loin. Car des caractéristiques autres que celles du navigateur entrent en jeu. Les temps de réponse peuvent être différents selon la localisation de l’utilisateur, selon la conception du site mesuré, selon la version du navigateur, le type de connexion, et plus encore. La rapidité de l’évolution des temps de réponse : les mesures permettent de voir, pour ne citer que le cas de Chrome, que la situation évolue environ toutes les 6 semaines. De même pour Firefox. Sur un même site, les résultats peuvent différer radicalement (bien plus rapide ou bien plus lent) selon la version du navigateur. De plus, et pour différentes raisons, sur certains sites le navigateur le plus rapide pourrait être une version ancienne.

La géolocalisation aussi induit des différences : dans un comparatif des navigateurs sur un même site, les écarts de performance entre navigateurs ne sont pas très significatifs en Espagne, alors qu’en Allemagne on voit selon le navigateur de 0 à 1.7 secondes. Et le navigateur le plus rapide n’est pas le même qu’il s’agisse d’une connexion depuis la France, l’Allemagne, ou l’Espagne !
Voilà quelques raisons pour lesquelles la mise en conformité progressive des navigateurs récentes avec les nouvelles normes n’abolit pas le besoin de tester les navigateurs pour couvrir l’ensemble de l’audience.

Une vue de l’ensemble, rendu possible en utilisant les mesures issues à la fois du RUM et du monitoring actif, permet de voir que quelque fois les écarts entre navigateurs sont attribuables aux sites mêmes. Sur certains sites, un écart faible peut s’expliquer par la lenteur globale du site. Les mesures offrent quelques éléments de diagnostic. Ceux-ci peuvent indiquer, par exemple, qu’une page complexe comporte beaucoup d’appels vers les domaines externes, que le contenu est fourni à partir d’un serveur différent selon le navigateur, qu’il y a un problème de gestion du javascript selon le navigateur, etc.

Pour l’analyse, application troubleshooting), notre solution permet de configurer des alertes sur les temps de réponse par navigateur. On peut ainsi détecter le moment d’une diminution soudain des visites à partir d’un certain navigateur, se rendre compte si un navigateur a des difficultés avec votre site, et explorer les raisons de cette perte d’audience (par exemple dans le contexte du ‘acceptance testing’). Les alertes peuvent également être configurées par localisation, par version de navigateur, et bien d’autres critères. Ajouté à cela, les résultats du monitoring actif mettent en évidence, sous la forme d’un graphique waterfall, des difficultés par domaine, ou dans le traitement des javascript (pour l’optimisation des frontaux).

 

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